J'ai testé pour vous... le festival Solidays

Pour la quatrième année consécutive, Job Etudiant était sur les terres du Solidays pour 3 jours déjantés. Musique, solidarité, rubans rouges, voyage culinaire... on vous fait un débrief.

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Le public devant la scène Paris; Crédits photo : Mélanie Faure

"Votre nom, votre prénom et votre média, s'il vous plaît". Mon aventure Solidays commence à "l'entrée technique 1", accès réservé aux professionnels, influenceurs et professionnels des médias. Il est 16h30 et le directeur-fondateur de Solidarité Sida, Luc Barruet, va bientôt entamer sa conférence de presse d'ouverture habituelle. Cette année encore, le soleil et la chaleur sont au rendez-vous. Et les festivaliers l'ont bien compris : pour cette édition 2019, les organisateurs du Solidays ont battu tous les records. Ils étaient 228 416 à fouler la pelouse de l'hippodrome de Longchamp du vendredi 21 au dimanche 23 juin. De quoi décevoir les retardataires qui ont découvert que les pass étaient "Sold out" plusieurs semaines avant le festival. "C'est fou : on a des festivaliers qui arrivent l'après-midi, le soir avec les billets 'nuit'... Ca ne s'arrête pas", souligne avec incrédulité Antoine de Caunes, président d'honneur de l'association.

Vendredi soir, Luc Barruet rencontre Emmanuel Macron à l'Elysée avec Antoine de Caunes et des bénévoles pour parler de l'engagement du chef de l'Etat contre le fléau du sida. Là-bas, ils ont rejoint le chanteur Elton John, qui est apparu main dans la main avec le Président français sur le perron du palais présidentiel. L'année dernière, c'est Brigitte Macron qui rendait visite aux bénévoles avant que les portes ouvrent au public. Au Solidays, l'engagement de Solidarité Sida est omniprésent. Impossible de rater les rubans rouges dessinés sur les visages ou qui ornent les T-shirt des festivaliers dans les allées de l'hippodrome. Près de la scène Paris, ils sont nombreux à faire la queue pour signer le livre de la campagne internationale Treatment4all, pour donner l'accès aux médicaments pour tous.

Macklemore enflamme le Solidays

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Macklemore sur la scène Paris; Crédits photo : Mélanie Faure

La musique commence à retentir à 17 heures. Les premiers artistes s'installent sur les 5 scènes du Solidays. Ce soir-là, Lomepal, Ninho, Adam Naas, le groupe Papooz, font bouger le public. Le duo français Ofenbach, très attendu derrière les platines, déçoit. "Le son est inaudible", déplore un festivalier. Mais pourtant, c'est Macklemore qui électrisera la foule. A minuit, le rappeur américain, de son vrai nom Ben Haggerty, débarque sur scène pour un show survitaminé. "Paris, vous êtes ma vile préférée, celle où j'adore me produire", lance Macklemore, amoureux transi de la capitale française. Thrift Shop, These Days, Glorious, avec le célèbre Can't Hold Us, sans aucun doute point d'orgue du Solidays, la foule sautant sans relâche face à Macklemore déchaîné qui s'est jeté dans la foule. Le ton est donné.

Le samedi, c'est Dadju qui fait danser le public (majoritairement féminin). Le frère de Gims n'est pas venu seul, comme à son habitude : sur scène, Abou Debeing le rejoint pour chanter C'est pas bon, tandis que la star de la NBA, le joueur de basket-ball Serge Ibaka, débarque pour Mafuzzy Style. Pendant ce temps-là, Hugo Décrypte et Lola Dubini font salle comble avec leur talk sur l'engagement des Youtubeurs contre le harcèlement à l'école. A la nuit tombée, Therapy Taxi et Die Antwood donnent le coup d'envoi de la soirée : ce n'est qu'à 5 heures du matin que le Solidays ferme ses portes.

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Les allées du festival; Crédits photo : Mélanie Faure

Les plus courageux rempilent pour un troisième jour. Dimanche, ils sont nombreux à se précipiter au-devant de la scène Paris pour écouter Angèle, jeune artiste belge à la frange désormais célèbre, qui cartonne dans les charts avec ses titres Balance ton quoi et Tout oublier, en duo avec son frère. Mais ce jour-là, pas de Romeo Elvis à l'horizon. A la scène Bagatelle, ce sont les amateurs de musique reggaeton qui se sont déhanchés au rythme des tubes du Colombien J Balvin. Les amateurs du rap des années 90 remonteront le temps avec les titres de Suprême NTM. Sur scène, JoeyStarr et Kool Shen prouvent que les années passées ne les ont pas affectés. 23 heures. Le Solidays ferme ses portes, jusqu'à l'année prochaine.

Twitter : @jobetudiant - @melaniefaure