Les étudiants étrangers de retour dans les universités

A la rentrée universitaire 2019, le nombre d'étudiants étrangers hors Union européenne n'a pas diminué. Des statistiques étonnantes, en raison de l'annonce des frais universitaires qui avait provoquée une vague de protestations à travers le pays l'année dernière.

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Crédits photo : La Tribune

La France accueille pour la rentrée un peu plus d'étudiants étrangers hors Union européenne que l'an dernier. Et cela malgré la hausse considérable des frais universitaires. "Le nombre d'étudiants internationaux inscrits cette année dans les établissements a augmenté, d'un peu plus de 2%", a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal. Car au final, seule une poignée d'universités ont décidé de mettre en  place dès la rentrée cette hausse qui porte à 2770 euros les frais d'inscription en licence et 3770 euros en master, contre respectivement 170 euros et 243 euros pour les jeunes Européens.    

Après un mouvement de contestation, le gouvernement a décidé d'épargner les doctorants d'une augmentation des frais de scolarité. Selon le ministère de l'Enseignement supérieur, sept universités sur 73 ont mis en place la réforme à la rentrée. Les autres ont décidé d'utiliser en faveur des étudiants extra-communautaires une possibilité réglementaire qui permet d'exonérer de droits jusqu'à 10% de leurs effectifs. Toutefois, l'année en cours sera "décisive", a estimé la Gilles Roussel, président de la conférence des présidents d'université (CPU). La raison ? Plusieurs facultés ne seront en mesure d'exonérer une deuxième année de suite la totalité de leurs étudiants extra-européens. C'est notamment pour cette raison que l'université de Lille a appliqué la hausse dès cette année.

Incertitude pour les étudiants étrangers

Les inscriptions ne sont pas encore terminées mais il s'attend cette année à "une légère baisse" des effectifs. "Il est possible que la hausse des frais d'inscription ait dissuadé un certain nombre d'étudiants de venir chez nous", explique à l'AFP François-Olivier Seys, vice-président relations internationales. Il parie sur un regain d'attractivité dans quelques années.

En même temps que la hausse des frais d'inscription, le gouvernement avait annoncé l'an dernier une politique de visas améliorée et davantage de bourses. Un label sera attribué aux établissements remplissant certaines conditions  d'accueil et l'accès au logement étudiant doit être facilité. 

Source : Agence France Presse

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